
Alors que les dirigeants européens viennent d'accorder un nouveau plan d'aide à la Grèce, peut-on considérer que le pays est définitivement tiré d'affaire? C'est la question sur laquelle nous vous proposons de réfléchir aujourd'hui en vous expliquant les conclusions du sommet d'hier et les points qui restent encore flous pour les investisseurs.
Il aura fallu plusieurs semaines de réflexion et de négociations en tous genre pour que les dirigeants européens décident finalement d'aider une nouvelle fois la Grèce à se sortir d'une situation catastrophique.
Les investisseurs craignaient en effet que le pays se retrouve en défaut de paiement le mois prochain, faute de parvenir à lever de nouveaux fonds pour régler ses dettes. Rappelons en effet que la Grèce doit procéder à une émission obligataire mercredi, soit demain, et qu'il était donc indispensable que cet accord soit trouvé pour rassurer les investisseurs et permettre au pays de se financer.
La durée interminable des négociation a été due au fait que plusieurs pays de la zone Euro doutaient de la capacité de la Grèce à appliquer les mesures d'austérité décidées alors que se préparent pour le mois d'Avril prochain de nouvelles élections législatives.
Une autre raison de la longueur des discussions concerne cette fois l'objectif donné à la Grèce par le FMI, qui doit réduire son déficit à 120% du PIB avant 2020. Pour cela, il faudrait qu'elle parvienne à économiser plusieurs milliards d'Euros.
Or, cet objectif paraît encore difficile à tenir pour certains pays de la zone Euro comme l'Allemagne, qui considère que la récession actuelle de l'économie grecque porte préjudice à cette démarche pour le moins complexe.
Selon les économiste, ce plan de sauvetage pourrait donc ne pas être le dernier pour la Grèce qui est loin d'être tirée d'affaire. C'est sans doute pour cette raison que les mouvements enregistrés sur les marchés suite au déblocage de l'aide financière n'ont pas été aussi importants que prévu.
L'accord qui a finalement été trouvé hier ne l'aura pas été de manière simple puisque de nombreux gouvernements refusaient de payer une nouvelle fois pour aider la Grèce. C'est pour cette raison que les ministres des finances de la zone Euro ont finalement décidé de faire appel aux créanciers privés du pays qui ont déjà du réduire les taux d'intérêt sur les prêts à Athènes en 2010.
Les banques créancières de la Grèce ont donc accepté elles-aussi de supprimer une partie de la dette contractée.
Le FMI doit également participé à l'effort général mais celui-ci n'a pas pour le moment annoncé de chiffre officiel. En effet, l'investissement financier du FMI créé actuellement la discorde au sein des pays membres qui sont inquiets des sommes engagées. On devrait prendre connaissance de ces chiffres au cours de la deuxième semaine de mars à en croire les dires de Christine Lagarde.
Mais une fois de plus, cette participation du FMI sera soumise à certaines conditions et à l'application de mesures strictes de la part de la Grèce. Selon les dernières rumeurs, le FMI ne participera pas à la même hauteur que lors des précédentes opérations de ce genre mais pourrait se contenter d'investir 13 milliards d'Euros dans l'aide de 130 milliards d'Euros prévue, soit seulement 10% du montant total contre les 50% habituels.
La Grèce est donc encore sous surveillance et pourrait faire de nouveau trembler les marchés.
EUR/USD: Bien entendu, l'Euro profite pleinement de la bonne nouvelle décryptée plus haut puisque le cross EUR/USD progresse actuellement à la hausse. On donne pour cette journée la résistance de 1.3321 comme point majeur.
EUR/JPY: Là encore c'est la hausse qui prédomine avec une tendance encore plus prononcée. Le cross EUR/JPY se dirige en effet vers un nouveau plus haut à 106.10 pips qui devrait être atteint rapidement.
USD/JPY: Cette parité semble au contraire avoir atteint son point maximal aujourd'hui et devrait donc repartir légèrement à la baisse en direction des 79.11 pips.