
Depuis maintenant près de deux semaines, les mouvements de tendances du Forex subissent les perturbations liées à la crise Irlandaise. En cause, un déficit budgétaire impressionnant qui met en péril la santé financière du pays.
Après avoir vainement cherché une solution en interne pour réduire ce déficit, l'Irlande s'est finalement décidé à demander l'aide du FMI en acceptant la proposition de prêt qui lui a été faite il y a quelques jours dans le cadre d'un plan de sauvetage. Cette nouvelle devrait avoir des effets positifs sur les marchés boursiers et le Forex, surtout en ce qui concerne l'Euro.
En effet, les grandes banques Irlandaises ne semblent pas capable de se refinancer elles-mêmes au travers du circuit financier normal. C'est donc la Banque Centrale Européenne qui a été alertée de cette situation catastrophique. Cette dernière, au vue de l'ampleur de la crise a préconisé au départ une solution sur le long terme. La décision de proposer à l'Irlande la mise à disposition d'un fond ayant pour but de maintenir la solvabilité du pays a alors été prise par le FMI et l'Union Européenne.
Le montant de ce fond devrait avoisiner les 100 milliards d'euros selon les dires du ministre Irlandais des finances. Mais les modalités de ce prêt dépendent essentiellement de la décision finale des experts nommés par l'Union Européenne. Notons que le fameux prêt devrait intervenir le plus tard possible pour des raisons simples de politique intérieure.
Bien entendu, le FMI et l'Union Européenne demandent à l'Irlande de leur fournir un certain nombre de garanties en échange de cette aide financière. En effet, le système bancaire irlandais doit avant tout être totalement restructuré et l'Irlande a pour obligation de réduire ses déficits, comme la Grèce a du le faire il y a quelques mois. Un plan d'austérité budgétaire a dores et déjà été voté par Dublin et devrait s'étaler sur les quatre prochaines années.
Ce plan de restriction devrait concerner une diminution des salaires de la fonction publique, mais aussi une restriction des montants versés en allocations familiales et en chômage. Une décision qui risque d'être très mal perçue par la population Irlandaise et le gouvernement risque de baisser dans les sondages.
Seul l'impôt sur les société ne sera pas perturbé par cette décision puisqu'il reste fixé à 12,5% en récompense de sa contribution au développement économique du pays, malgré la pression des partenaires européens qui demandent à Dublin de l'augmenter.