
La semaine dernière, les investisseurs attendaient avec impatience les conclusions du sommet annuel du G7 quant aux mesures à prendre afin d'endiguer le problème persistant de la dette Grecque et plus généralement celle des autres pays en danger de la zone Euro. Malheureusement, les piblications qui ont suivi le sommet n'ont pas réellement rassuré les marchés et ont au contraire contribués à alimenter les doutes quant à la survie de la zone Euro.
Voici donc des explications précises sur cette actualité et sur les solutions envisageables pour sortir l'Euro de la mauvaise passe qu'il traverse actuellement.
Après une semaine très mouvementée avec plusieurs tentatives de reprise de la part de la monnaie unique, le sommet du G7, peu productif, aura finalement plombé l'Euro en ce début de semaine puisque les cross dont il est la devise de base ont littérallement plongés allant jusqu'à atteindre de nouveaux plus bas historiques.
C'est le cas notamment de l'EUR/USD. Bien que le billet vert devrait souffrir de la situation économique aux Etats-Unis qui n'est pas franchement meilleure qu'en zone Euro, le cross est donné à la baisse, bien que l'Euro tente de remonter depuis ce matin où il cotait 1.36 dollars après avoir touché les 1.35 dollars durant le week-end.
Même constat face au Yen puisque le cross EUR/JPY a perdu beaucoup de ses points durant ces deux derniers jours. Cependant, en ce qui concerne la devise nippone, on s'attend à une prochaine intervention du gouvernement japonais sur le marché des changes de manière à réduire la progression du Yen, comme l'avait indiqué à plusieurs reprises le ministre des finances japonais.
Malgré les nombreux efforts réalisés par les gouvernements européens, les investisseurs continuent d'alimenter des craintes plus ou moins fondées quant à la capacité de la zone Euro à résoudre la crise institutionnelle actuelle.
Bien que d'autres pays soient proportionnellement plus endettés que la zone Euro comme les Etats-Unis ou le Japon par exemple, c'est aujourd'hui à la fois la solvabilité des banques européennes, très engagées dans le problème grec, mais aussi et surtout la solidarité des pays de la zone entre-eux, qui est remise en cause. Car si d'un côté la France et l'Allemagne tentent de rassurer les marchés en affirmant leur soutien aux pays en difficulté, d'autres comme l'Islande ou les Pays-Bas, jetent un pavé dans la marre en soulevant des doutes quant à la faisabilité de tel ou tel plan de sauvetage, allant même jusqu'à envisager une sortie de la Grèce de la zone Euro.
Pourtant, et malgré les rumeurs persistante sur la fin de la zone Euro, la Grèce a ce week-end tenté de rassurer ses bailleurs de fonds en annonçant de nouvelles mesures restrictives, visant à économiser près de 2 milliards d'Euro sur les dépenses publiques.
Les bailleurs de fonds qui avaient quitté le pays en début de ce mois de Septembre ont finalement décidé de revenir, poussés par l'appréciation de la Comission Européenne face aux nouveaux efforts du gouvernement d'Athènes.
A la fin du mois , une nouvelle tranche du prêt concédé en 2010, d'un montant de 8 milliards d'Euro sera étudié bien que l'on commence à envisager sérieusement un défaut de paiement de la Grèce. L'Allemagne est d'ailleurs actuellement en train de mettre en place un plan de secours pour faire face à cet éventualité.