
Le classement des puissances financières mondiales a été bouleversé hier, bien que les marchés n'ait pas réellement réagit à cette annonce. Pour vous permettre d'y voir plus clair et de comprendre les enjeux d'un tel bouleversement, voici quelques explications quant au changement qui vient de s'opérer et à ses conséquences probables sur les devises. Découvrez également en fin d'article les signaux à suivre aujourd'hui sur le Forex.
La nouvelle est tombée hier, Hong-Kong est désormais la première puissance financière mondiale et a donc devancé les États-Unis, qui se trouvent alors relégués à la deuxième place du classement.
Cette information a été communiquée par le WEF ou Forum Économique Mondial, qui a effectué un classement concernant le développement financier et en a publié les résultats hier mardi.
C'est sans aucun doute la hausse sensible des activités du secteur de l'assurance et l'introduction en bourse de plusieurs grandes sociétés internationales qui ont permis cette montée en puissance.
Les États-Unis et le Royaume-Uni perdent donc respectivement une place dans la bataille afin de laisser la place au géant asiatique, qui n'était pourtant classé qu'en quatrième position l'année dernière.
Le fait que Hong-Kong se hisse aussi rapidement au sommet du classement est une première mondiale car, historiquement, les deux premières places ont toujours été occupées par les États-Unis et le Royaume-Uni. L'évènement est donc suffisamment rare pour être souligné.
Suite à cette annonce, les marchés occidentaux sont pourtant restés occupés à scruter la situation en zone Euro ou celle des Etats-Unis, sans réellement comprendre le danger que représente ce brusque changement de la distribution. C'est en effet la position de leader de ces pays qui est menacée sur le long terme.
La nouvelle première puissance financière mondiale était déjà la première place financière asiatique et a bénéficié, pour se hisser en tête du classement mondial de très bons scores des secteurs des services financiers en dehors du secteur bancaire, et dont principalement celui de l'assurance.
Mais ce sont aussi les introductions en bourse de plusieurs grandes compagnies mondiales qui sont à l'origine de cette prise de pouvoir. En effet, on citera par exemple le géant suisse des matières premières, Glencore, qui a volontairement opté en mai dernier pour la place financière de Hong-Kong pour accueillir sa capitalisation boursière.
Malgré leur rétrogradation au deuxième rang mondial à cause des difficultés de plus en plus grandes rencontrées sur le plan financier, les Etats-Unis on su sauver les meubles en limitant les pertes, notamment grâce au marché des produits dérivés et au Forex, mais aussi grâce aux fusions-acquisitions sur le marché boursier.
Ce n'est pas le cas du Royaume-Uni qui souffre de son côté d'une faible performance des fusions-acquisitions, mais aussi de mauvais résultats sur la titrisation.
La quatrième place du classement est également asiatique puisque c'est Singapour qui perd cependant une place comparativement à l'année dernière. La France et l'Allemagne arrivent péniblement en 12ème et 14ème place de ce nouveau classement.
Au total, c'est plus de 60 places boursières qui ont été ainsi étudiées par le WEF pour effectuer ce classement avec un constat principal qui concerne les difficultés de plus en plus grandes des marchés occidentaux à trouver de nouveaux capitaux.
EUR/USD: L'Euro/Dollar semble ne pas trop souffrir de ce nouveau classement et reste en hausse ce matin dans un climat toutefois très incertain. La publication des chiffres de la production industrielle en zone Euro ce matin pourrait modifier les choses ou les accélérer.
EUR/JPY: Le constat est plutôt pessimiste en ce qui concerne ce cross qui accélère actuellement sa tendance baissière et se dirige vers un nouveau seuil de résistance à 101.
11 pips.
USD/JPY: La parité Dollar/Yen va bientôt venir tester la résistance à 77.89, qui décidera de la progression vers les 78.13 ou de la correction à la baisse en direction des 77.82 pips.