
Une fois n'est pas coutume, nous allons aujourd'hui délaisser quelques peu la place européenne pour nous intéresser de plus près vaux relations financières et politiques entre le Japon et les Etats-Unis. En effet, un des projets de réforme du système bancaire américain provoquer actuellement des réaction négative côté nippon et les tensions pourraient déboucher sur de graves problèmes financiers pour l'une et l'autre des deux parties si aucune entente n'est finalement trouvée. C'est alors que le secrétaire américain du trésor est en visite à Tokyo que la nouvelle a été rendue publique. Nous allons donc vous en expliquer les détails ici.
La réglementation qui est pointée du doigt par le Japon est en réalité la loi Volcker, censée entrer en vigueur à partir du 21 juillet 2012. Il s'agit d'une mesure très controversée de la dernière réforme de Wall Street de 2010 qui vise à éviter une nouvelle crise financière importante.
Le contenu de cette mesure est une interdiction aux banques de dépôt d'investir sur certains produits financiers pour leur compte, exception faite des obligations du trésor américain.
C'est donc suite à la compréhension des implication d'une telle réforme que les autorités japonaises ont tiré la sonnette d'alarme en expliquant que les conséquences de cette limitation entrainerait de graves problèmes sur le marché obligataire, et ce, pour tous les États et pas seulement pour le Japon.
C'est par courrier que cette remarque pour le moins virulente a été adressée au gouvernement américain à la fin du mois de décembre, même si l'opinion publique n'a pris connaissance de ce fait important qu'aujourd'hui, alors même que Timothy Geithner se rend dans le pays pour rencontrer les responsables et discuter avec eux du problème.
Le fait d'interdire aux banques le rachat d'obligations serait en effet très inquiétant étant donné la situation actuelle des marchés financiers internationaux, notamment en zone Euro et l'endettement de plus en plus difficile à résorber de certains pays. Les liquidités manquent déjà à certaines banques européennes et cette mesure n'arrangerait en rien les choses.
Dans la lettre adressée à l’État américain, les autorités japonaises demandent donc qu'une dérogation soit mise en place pour permettre aux banques de continuer à investir sur les bons du trésor japonais et internationaux en argumentant sur le fait que cette réglementation pourrait à terme faire s'envoler le coût de ces transactions sur les obligations. La menace est également de mise puisque le Japon prévient les américains que sans cette exception, leurs banques pourraient cesser toute opération avec les États-Unis.
La crainte d'une forte augmentation du coût des émission obligataires japonaise tient au fait que le Japon est actuellement dans une situation de très fort endettement avec une dette qui atteint 200% du PIB et qui nécessite donc le recours massif aux émissions d'obligations.
Le FSA et la BoJ ont également stipulé qu'elles souhaitaient que cette loin ne s'applique qu'aux États-Unis et pas aux filiales étrangères et aux coentreprises détenues par des groupes étrangers, car c'est en effet ce que prévoit la directive que les américains souhaitent mettre en place.
En clair, le Japon souhaite que de telles mesures ne puissent pas être prises sans une concertation avec les pays concernés, à savoir les pays qui seront touchés de près ou de loin par la nouvelle mesure financière.
EUR/USD: Ce cross est une nouvelle fois en légère baisse ce matin, malgré une volatilité toujours forte. On s'attend à une continuité de la tendance jusqu'à l'atteinte des 1.2649, si le support à partir de la correction à 1.2777.
EUR/JPY: Sur cette parité, la baisse est également très importante mais la rencontre du support à 97.27 devrait entrainer une légère correction haussière en direction des 98.21 pips.
USD/JPY: Après une nette progression ces derniers jours, cette parité est actuellement en baisse et cette tendance pourrait s'accentuer vers les 76.77 pips voire plus bas.