
Lundi, les créanciers de la dette grecque, représentés par leur porte-parole, ont annoncé que les pertes qu'ils étaient prêts à subir avaient atteint leur niveau maximum. Ils ont ensuite précisé que c'était désormais aux bailleurs de fonds du pays de prendre la suite. Découvrons ensemble le détail de ces négociations et leur conclusion ainsi que les signaux de trading Forex du jour.
Cela fait maintenant plusieurs mois que l’État grec négocie avec ses divers créanciers un possible effacement d'une partie de sa dette afin d'obtenir un second plan d'aide de la part du FMI à hauteur de 130 milliards d'Euros. Mais ce sont surtout les créanciers privés qui doivent, dans les jours qui viennent, donner leur accord dans ce sens afin d'éviter un défaut de paiement. Le FMI et l'Union Européenne exigent en effet que la dette grecque soit suffisamment réduite pour pouvoir intervenir efficacement. Sans cette réduction de créances, une aide supplémentaire est en effet jugée inutile à long terme.
Certaines rumeurs en provenance de personnes impliquées dans les débats ont fait état d'un accord imminent entre la Grèce et le secteur privé, bien que les détails de cet accord soient encore actuellement en discussion. La bonne nouvelle serait une réduction des dettes privées de l'ordre de 65 à 70% au lieu des 50% prévus.
Au cours des débats, les deux parties se sont mise d'accord sur le fait que cette réduction de dette serait effectuée en échange d'obligations sur 30 ans avec un taux d'intérêt progressif jusqu'à 4%. Le proposition ainsi faite par les créanciers privés est de loin la meilleure et la plus importante que pouvait espérer Athènes, selon le porte-parole de ces derniers qui s'est exprimé dimanche.
Bien entendu, c'est la volonté des créanciers privés qui a ici le plus d'importance étant donné que cette réduction ne doit pas apparaître comme un échec de paiement ce qui déclencherait une procédure des assurances prévues dans ce cas.
Toutefois, il est inutile de mettre la charrue avant les bœufs, puisqu'aucun accord n'a encore été signé à ce jour. L'éventualité de laisser l'Etat grec en défaut de paiement reste probable sans le caractère volontaire de cette réduction des créances du pays.
Les ministres des finances de la zone Euro se sont réunis hier dans le but d'estimer la valeur de la proposition des créanciers et sont niveau comparativement à l'état d'endettement du pays. En effet, les conditions fixées par le FMi à ce sujet voulaient que la dette de la Grèce n'excède plus les 120% de son PIB alors qu'elle représente actuellement 160% de celui-ci.
Le FMI a ainsi menacé la Grèce et la zone Euro de ne pas déclencher d'aide supplémentaire sans l'action coordonnées des créanciers du secteur privé, mais aussi des Etats, pour résoudre rapidement ce problème de fond et améliorer les perspectives économiques du pays. Il est également envisageable que les bons émis au secteur privé montrent des taux d'intérêt inférieurs au 4% prévus et annoncés précédemment.
Les négociations actuelles portent justement sur ce taux d'intérêt puisque les banques maintiennent cette proposition alors qu'en parallèle, le FMI souhaite un taux moins important qui aiderait la Grèce de manière plus satisfaisante en lui permettant de faire face à sa dette sur le long terme.
EUR/USD: Ce cross, après avoir encore grignoté quelques points durant la première journée de la semaine, se maintient à la hausse ce matin au-dessus des 1.30 pips. On attend une continuation de cette tendance avec une volatilité cependant moins fortes que durant la semaine dernière.
EUR/JPY: Si cette parité montre également une nouvelle appréciation ce matin, il s'approche néanmoins de son niveau de résistance à court terme évalué à 100.78, qui décidera de la position à tenir.
USD/JPY: La tendance est beaucoup plus fébrile sur cette parité qui tente tant bien que mal de grimper aujourd'hui. Évitez ce cross pour le moment.