
Hier se sont réunis les dirigeants de la zone Euro en vue de trouver un accord pour aider la Grèce à faire face à son déficit actuel.
Rappelons que l'Europe avait déjà mis en place un plan d'aide il y a quelques mois à hauteur de 110 milliards d'Euros afin d'éviter au pays un défaut de paiement. Cependant, la Grèce étant toujoyrs considérée comme un pays en crise, le sommet européen a décidé d'accorder une nouvelle aide de 158 milliards d'Euros jusqu'en 2014.
Pour financer ces nouvelles aides, l'Europe compte tout particulièrement sur le FMI, mais également sur les fonds d'investissement privés bien que les différents spécialistes interrogés sur ce sujet craignaient un défaut de paiement si l'on ne comptait que sur la participation du secteur privé.
En ce qui concerne le risque de défaut de paiment mentionné, les responsables de la zone ont tout de même tenté de rassurer les investisseurs en affirmant que ce nouveau plan d'aide ne devrait pas entraîner l'activation des contrats d'assurance.
Bien que le défaut de paiement des créances de la Grèce serait une première en Europe, sa gravité ne serait pas si importante que cela puisse paraître étant donné que la Grèce bénéficie grâce à l'Europe d'un soutient sur ce plan.
Par ailleurs, outre l'aide financière promise, les résultats de la réunion ont été orientés vers d'autres mesures de soutien. Parmi ces propositions, on retrouve un probable allégement de la dette grecque et un élargissement du champ d'action de la part du Fond Européen de Stabilité Financière.
En effet, la taux d'intérêt du plan d'aide accordé en début d'année étant de 4.5%, celui du second plan d'aide n'est plus que de 3.5%, ce qui diminue légèrement l'endettement du pays.
D'autre part, la durée des prêts accordés à la Grèce comme à l'ensemble des autres pays en difficultés de la zone Euro a été alongée à 15 ans au lieu des 7 ans habituels. On remarque aussi que le Fond Européen de Stabilité Financière a vu son pouvoir augmenté et sera désormais autorisé à racheter de la dette publique dans le cadres de circonstances exceptionnelles avec l'accord des autres pays membres de la zone Euro.
Bien que la plupart des investisseurs sont satisfait du nouveau plan d'aide trouvé lors de cette réunion, ce sont encore et toujours les applicatios réelles qui sont mises en doute.
En effet, si ce plan daide s'avérait nécessaire à la survie de la Grèce, et donc de la zone Euro, celui-ci ne résout pas à long terme les problèmes de crise économiques de l'Union Européenne.
Certains spécialistes de la finance et de l'économie attendent en effet une solution plus précise pour contrer les mouvements spéculatifs qui pénalisent l'Euro sur les marchés.
Cependant, cette nouvelle solution apportée par l'Union Européenne aura tout de même permi de contrer l'une des pires catastrophes de l'histoire de l'Euro.