
La situation de la Grèce fait beaucoup parler d'elle sur les marchés depuis maintenant presque deux ans. Après avoir subi de nombreux désagréments comme l'abaissement de sa note par l'ensemble des agences de notation ou encore l'instauration d'un plan de rigueur obligatoire pour sauver le pays de la faillite, c'est à nouveau le taux des obligations à 10 ans du pays qui vient d'être augmenter, battant cette fois-ci un record historique. Voici donc quelques explications pour comprendre la portée réelle de cette actualité.
La nouvelle est tombée ce matin: Les taux grecs à 10 ans ont une fois de plus atteint un record à la hausse sur fond de demandes de garanties de la part de la Finlande qui est censée venir en aide au pays et de remise en question de l'aide attendue par la participation active du secteur privé.
En clair, on note cet après-midi que les taux grecs à 10 ans passent de 17.892% à plus de 18.548% alors que les taux grecs à 2 ans augmentent également à 45.89% soit plus d'un point de plus qu'hier à la clôture des marchés.
Parmi les raisons avancées pour justifier ce relèvement des taux obligataires, on note dans un premier temps et de manière généralisée une augmentation des craintes des investisseurs quant à un possible défaut de paiement des emprunts de la Grèce.
Il faut dire que la conjoncture actuelle ne laisse rien présager de bon puisque même les pays extérieurs à la zone Euro qui sont censés venir en aide à la Grèce commencent à trainer la patte en avançant des excuses dans le but d'obtenir des garanties.
C'est le cas notamment de la Finlande qui a demandé des garanties obligatoires avant de se résoudre à participer au plan de sauvetage de la Grèce. La Finlande, qui doit participer, à l'instar d'autres pays sollicités, au prêt internationnal en faveur d'Athènes, rend plus compliquée la mise en place et l'éxecution du plan de sauvetage prévu par les hauts responsables de la zone Euro.
Bien qu'un accord ait finalement été trouvé en fin de semaine dernière, Athène ayant pu apporter à Helsinki les garanties attendues, cela n'a fait qu'accroître les doutes et les craintes qui pèsent sur la zone Euro depuis plusieurs mois.
Mais pire encore, cette demande exhaussée a poussé plusieurs autres pays "solidaires" à vouloir eux-aussi des garanties. C'est le cas notamment de l'Autriche, des Pays-Bas, de la Slovaquie et de la Slovénie. Bien entendu, la France et l'Allemagne, instigateur de ce plan d'aide, refusent expressément toute garantie.
Les craintes des investisseurs concernent également la participation du secteur privé prévue par le plan pour un montant de 158 Milliards d'Euros et auquel seul quelques banques Européenne ont pour le moment adhéré.
L'Euro risque donc d'être à nouveau impacté.