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Forex et environnement économique

Afin de bien trader sur le Forex, il est important de comprendre environnement économique dans lequel il se trouve. La plupart des modèles utilisés par les analystes rendent compte des grandes théories macro-économiques qui favorisent l'adoption d'un cours de change flottant. Si l'on se penche sur cette théorie on constate que le niveau des différents cours de change est déterminé par plusieurs éléments comme les taux d'intérêt, la balance commerciale, la parité du pouvoir d'achat et bien entendu, la stabilité économique d'un pays.

 

Ces théories représentent une base de connaissances essentielle à tout bon trader. Nous étudierons donc à travers les grandes théories comment déterminer le juste cours d'une devise.

 

Les taux d'intérêt

La théorie des taux d'intérêt rend compte du phénomène suivant: La différence constatée entre deux taux d'intérêt de deux devises se répercutera sur leurs cours de change à venir. Théoriquement, cela revient à dire que la devise ayant le plus fort taux d'intérêt aura tendance à se déprécier dans l'avenir et inversement, et ce afin d'éviter un quelconque arbitrage entre le cours forward et le cours futur.

 

Cependant, au cours des dernières années, la tendance a démontré que cette théorie n'était pas la plus fiable car on a pu remarquer que certaines devises présentant un taux d'intérêt élevé avaient plutôt tendance à s'apprécier. Si l'on suit cette logique, on peut au contraire en déduire que cours de change est déterminé par son taux d'intérêt. Concrètement, plus un pays présente un taux d'intérêt élevé et plus sa devise s'appréciera. A l'inverse, les pays présentant un taux d'intérêt faible verrons leur devise se déprécier.

 

Attention! Il existe en parallèle plusieurs raisons pouvant justifier d'un taux d'intérêt élevé. Une période d'inflation ou d'instabilité économique peuvent en être la cause. Dans ce cas, il devient risquer de spéculer sur ces devises même si elles présentent toutes les caractéristiques d'une devise appréciable.

 

On a pu observer sur le marché du Forex il y a quelques années une stratégie consistant à emprunter dans une devise pour placer dans une autre qui présentait un taux d'intérêt supérieur. Cette technique permet de réaliser deux fois plus de profits. En effet, vous réalisez des gains à la fois sur le cours de change (s'il est en votre faveur) et sur le différentiel de taux d'intérêt entre les deux devises. On appelle cette stratégie le « carry trade ».

 

Cependant, cette mode des « carry trade » a connu un retournement de situation à partir de 2007 à cause de la phobie des risques provoquée par l'éclatement de la bulle du crédit. En effet, pendant plusieurs années, les fonds ayant pris des positions très importantes sur le « carry trade » ont provoqué des achats de devises à fort taux d'intérêt. Certains investisseurs ont à l'époque réalisé de gros bénéfices grâce à cette technique en empruntant des devises à faible taux d'intérêts pour investir dans des devises à fort taux d'intérêts.

 

A cause de cet engouement, les évaluations des devises ont vite été pour certaines surestimées et pour d'autres sous-estimées. La crise financière qui s'en est suivi a eu de lourdes conséquences dont la plus importante a été une inversion du processus. Ainsi, de nombreux établissements financiers se sont retrouvés en danger, notamment à cause de dérivés de crédits vendus par Wall street.

 

Du fait de cette inversion, les spéculateurs qui avaient emprunté des devises à faible taux d'intérêt se retrouvent dans une situation financière compliquée puisqu’elles doivent aujourd'hui payer des taux d'intérêt autrement plus élevés. Cette part d'histoire nous permet de mieux comprendre comment des devises telles que le yen ou encore le dollar sont aujourd'hui privilégiées. Tant que les pertes engendrées par cet effondrement n'auront pas été résorbées, on ne s'attend pas à observer de nouveaux des carry trades sur le Forex.

 

La balance des transactions courantes ou balance commerciale

La balance commerciale peut être définie comme la différence constatée entre l'ensemble des exportations et l'ensemble des exportations concernant les biens et les services. Les résultats de cette balance commerciale sont publiés tous les mois par chaque pays. L'analyse et l'étude de ces parutions permet entre autres de nous donner des informations sur la conjoncture et l'évolution des cours de devises.

 

La plupart des théories avancent qu'une balance commerciale est stable quand les cours de change sont à leur niveau optimum. Plus concrètement, si un pays importe plus qu'il n'exporte, il présente un déficit commercial.

 

En effet, l'importation d'un produit entraîne un paiement dans la devise du pays exportateur. L'acheteur doit donc acheter cette devise et du même coup vendre sa propre devise, ce qui entraîne sa dégradation à grande échelle. D'un autre côté, ce pays aura par la suite plus de faciliter à exporter car sa devise sera plus abordable et freinera moins d'acheteurs potentiels.

 

Attention, la théorie que nous venons d'évoquer ne se justifie pas toujours manière systématique. L'histoire nous le montre avec l'exemple du fort déficit de la balance commerciale des États-unis entre 1998 et 2001. En effet, durant cette période, loin de se déprécier, le dollar a continué de s'apprécier face au yen qui lui en payait les conséquences. Ce sont les nombreux flux de capitaux du Japon vers les Etats-Unis qui ont solutionné ce déficit américain. Il est donc primordial lorsqu'on utilise l'analyse des balances commerciales de prendre en compte également les flux de capitaux.

 

Les éléments à retenir

Lorsqu'une balance commerciale présente un excédent, cela signifie que le pays réalise plus d'exportations que d'importations. Les entreprises nationales augmentent donc leur chiffre d'affaire. Le taux de change dans ce type de cas est alors favorable, ce qui veut dire que la devise est faible. On sait par ailleurs qu'une monnaie faible entraîne une fuite des capitaux vers l'étranger.

 

A l'inverse, lorsqu'une balance commerciale présente un déficit, cela signifie que le pays réalise plus d'importations que d'exportations. Les entreprises nationales qui exportent moins produisent moins et cela engendre une crise économique plus ou moins importante selon les cas. Or, cette crise économique n'a pas que des mauvais côtés puisqu'elle favorise le taux d'intérêt de la devise du pays en question. La banque centrale peut alors se servir de cette forte augmentation des taux d'intérêts pour inverser le processus.

 

Lorsqu'un phénomène de déficit de la balance commerciale d'un pays est constaté, cela ne signifie pas pour autant que le pays est en crise. En effet, une période de croissance peut entraîner une augmentation de la consommation par rapport au volume de production, ce qui a pour effet d'augmenter les importations, et ce, uniquement dans le but de répondre à un besoin.

 

 

Le PPP ou la parité du pouvoir d'achat

La comparaison du pouvoir d'achat de deux pays peut également nous amener à tirer des conclusions intéressantes quant à l'évolution du cours relatif des devises. Pour ce faire, il existe un moyen très simple: Il suffit de comparer le prix d'un même panier de produits et services. La théorie du PPP nous explique donc que les cours de changent devraient dépendre du prix relatif des biens et services d'un pays donné, donc au coût de la vie. Cela permettrait notamment de compenser une forte inflation par une baisse du cours de change. En clair, chaque fois que les prix flambent, la devise du pays concerné devrait quant à elle se déprécier afin de recréer l'équilibre.

 

Les principaux indices du pouvoir d'achat tiennent compte de milliers de produits et services. Cependant, l'un des plus couramment utilisé par les organismes économiques est le Big Mac Index. Il correspond au cours de change de base selon lequel le Big Mac coûterait le même pris aux États-unis qu'ailleurs.

 

Mais ce modèle a ses propres limites, bien que la parité du pouvoir d'achat tend à se vérifier sur le long terme. En effet, il existe des « frottements » du commerce international qui ne sont pas repris ici. Par exemple, même si le coût de la vie est meilleur en France qu'aux États-unis, cela ne signifie pas que les américains vont venir en masse s'installer en France.

 

Les différentes théories liées au contexte économique que nous venons de voir constituent la partie la plus visible des modèles économiques liés au Forex. Il en existe cependant beaucoup d'autres qui peuvent également apporter des réponses à certaines de vos questions. Il est de toute manière vivement recommandé de consulter régulièrement en ligne ou via la presse spécialisée les différentes théories existantes et de se tenir informé des nouveautés dans ce domaine d'études.


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